09/06/2013

Quand un club meurt……

 

Quand un club meurt c’est une page qui se tourne, douloureuse et définitive, un caveau que l’on referme, une fosse que l’on comble.

Quand un club meurt c’est les ombres de ceux et celles qui l’on fait vivre qui se lèvent et se retournent et nous jugent leurs yeux éteints remplis de larmes.

Quand un club meurt c’est des visages, des formes, des couleurs, des odeurs, des rires, des fous rires, des cris, des pleurs, des soupirs, des engueulades, des salauds d’arbitre, des enfoirés de toutes sortes, des apéros d’anthologie, des nuits sans fin, des repas gargantuesques servis dans des assiettes en carton, des déplacements ubuesques dans des bus sans chauffage, des toilettes où l’on pince le nez et ferme les yeux, c’est des pieds et des mains gelés, des nez qui coulent sans mouchoir, c’est des tribunes glaciales où l’on croit assister au retour d’une ère glaciaire, des coupes que l’on remplit, des planxots que l’on vénère, des anciens qui pleurent, des villages qui se soulèvent, des cœurs, des cœurs, des cœurs …..

Quand un club meurt c’est tout ce qui reste en nous qui étreint nos poitrines, serre nos gorges, fait monter et avaler dans la rage les sanglots de l’impuissance.

Quand un club meurt un autre naît-il tel un phénix ?

Quand un club meurt d’autres tels des harpies se partagent les carcasses encore fumantes des derniers espoirs.

Quand un club meurt il ne faut pas se voiler la face il n’est plus question de sport mais d’aigreurs, de rancœurs, de soumissions, de règlements de compte à bon compte, de vengeances à peine voilées, de politique, d’argent, d’argent, d’argent …..

Quand un club meurt pas d’innocents que des coupables.

Quand un club meurt ……

Souvenirs, souvenirs, souvenirs, non plus de souvenirs…..

Et je pleure sur un Grand Club qui meurt…….

 

Á PIA SALANQUE MEDITERRANNEE Champion de France élite 1 de rugby à XIII 2012/2013.

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